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Près de 1100 animaux sont tués chaque seconde dans le monde pour nous nourrir, nous l’Humanité. 60 milliards d’animaux finissent chaque année dans nos assiettes, comme on le voit dans le Planetoscope (3).

On se prendrait à rêver d’un monde, non pas sans viande, ou tout au moins avec moins de viande. Et avec Jonathan Safran Foer, on se pose la question «Faut-il manger les animaux ? ».

Écartons de suite l’argument selon lequel il faut bien manger des protéines. Il en existe d’autres sources que la viande, comme les légumineuses pour ne citer des légumes que tous connaissent.

Une vision noire mais hélas réaliste des absurdités  agro-industrielles de notre temps. Saignant !

Le livre noir de l’agriculture française

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Médiatisée pendant le Salon de l’agriculture 2011, la photographie de l’agriculture française réalisée par I. Saporta en a mis plus d’un en colère.

Laboratoires pharmaceutiques, exploitants et coopératives géantes, industriels, …  ils se tous démenés depuis l’après-guerre pour nourrir la France et en faire un géant agricole. Pourtant, aujourd’hui la course au volume et au productivisme ressemble bien à un système absurde. Prenons 6 exemples des dérives dénoncées par I. Saporta dans son essai de 246 pages.

6 points noirs de l’agriculture française

L’horreur de l’élevage des porcs

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Visiter des élevages des cochons est aujourd’hui l’une des expériences les plus traumatisantes qui soient. Les éleveurs s’arrangent pour que tous les porcelets naissent pile le même jour et donc leurs mères sont piquées aux oestrogènes et l’ocytocine pour synchroniser gestation et mise bat.

Comme on s’est arrangé pour que les truies n’aient plus 10 porcelets comme le prévoit la nature mais 17 ou 18, on bricole génétiquement des truies avec le nombre adéquat de tétines. Comme ces mamans cochons ne bougent pas de leur case, qu’elles dorment au-dessus de leurs déjections (le lisier) et que, bref, leur santé est fragile en ce milieu ultra confiné, on les bourre d’anti-inflammatoires et d’antibiotiques pour que nos petits porcelets ne tombent pas malades. Miam miam.

Le pot belge ou la mixture pour grandir

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On ne produit plus de luzerne et encore moins de bonne herbe pour nourrir nos animaux d’élevage.

Non, quelques années après « la vache folle », on leur donne du « pot belge ».

Ce fameux mélange protéique et énergétique est composé de soja, de maïs, des plantes gourmandes en eau et souvent importées. On le sait, pour produire un kilo de viande, il faut au moins 4 kilos de végétal.

Viande : la côte de boeuf ça coûte cher

  • 1 kg = 4,74 équivalents carbone = 79 km en voiture.
  • Le boeuf émet du méthane, puissant gaz à effet de serre et, comme tous les ruminants, consomme souvent des plantes cultivées pour sa consommation : 10kg de fourrage pour obtenir 1 kg de viande de boeuf.
  • Entre 1970 et 2009 la consommation de viande est passée de 25 kg par personne et par an à 38 kg. Or il faut  :
  • 4 calories végétales pour produire 1 calorie animale de porc ou de poulet,
  • 11 calories végétales pour 1 de boeuf ou de mouton.

Le bilan écologique des usines à viande est sans appel. (1)

usine a viande

Selon la FAO, l’élevage industriel est la cause n°1 de l’émission de gaz à effet de serre (devant le transport ou l’industrie) et il est aussi responsable de 55 % de l’érosion de sols.
La Vérité sur la viande est l’appel de 23 experts internationaux pour dénoncer l’impact de l’élevage industriel sur le réchauffement climatique et les conséquences sur  l’environnement.

Extrait de : http://www.consoglobe.com/viande-agriculture-les-livres-qui-accusent-cg

 

Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde

 

Bidoche viande

La substance de l’essai de Fabrice Nicolino est résumée dans son titre. Vous l’avez compris, ce n’est pas tout à fait un panégyrique de la consommation carnée. L’enquête de l’ouvrage, paru aux Editions Les liens qui libèrent en 2009, nous fait découvrir par le détail la réalité destructrice des usines à viande qui alimentent le monde occidental.

 

Vus de près, les excès de l’industrialisation à outrance de l’élevage d’animaux vous font regarder votre steak d’un autre oeil. Les animaux ne sont plus des volailles, des vaches ou des cochons mais du « minerai » ( !).  La fabrication industrielle de la viande décrite par N. Nicolino est si dégradante qu’on ne peut que se demander : comment en est-on arrivé à tolérer ça ?

Un génocide délibéré pour nous alimenter

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L’auteur de cet essai pro-végétarien, paru aux Editions de l’Olivier en 2011, ne recommande pas d’être végétarien à la légère. Il veut tout d’abord faire prendre conscience du « mensonge sur lequel repose l’industrie de la viande .

Son ouvrage extrêmement documenté fourmille de faits qui, là encore dénoncent les outrances de l’élevage moderne. Les conséquences multiples des usines à viande sur la santé non seulement des animaux mais aussi sur celles des consommateurs et de l’environnement font froid dans le dos. Voici quelques citations :

  • « Deux poulets élevés sur trois ne peuvent pas marcher »,
  • « Les fermes industrielles concentrent sur elles des milliers de plaintes pour atteintes à l’environnement qui restent lettre morte »,
  • « L’horreur est systématique ! En Amérique, 99% des animaux que l’on mange viennent de ces fermes-usines. En France, 93 ou 94%. En Allemagne, 95 ou 96%. En Europe, l’Allemagne et le Danemark sont les pires mais c’est un problème global. »

Les paysans victimes de l’industrie de la viande ?

« Faut-il manger les animaux » n’est pas un plaidoyer anti-paysans. Non, au contraire, l’auteur regrette les difficultés actuelles des exploitations agricoles familiales. Car celles-ci sont sans doute les mieux placées pour nous faire revenir à une norme d’élevage raisonné et raisonnable.

viande rouge

S’il est végétarien lui-même, J. Foer ne cherche d’ailleurs pas à promouvoir le végétarisme pour tous, mais il préconise plutôt une consommation de viande maîtrisée, moins fréquente.

« Si les Américains mangeaient un plat de viande en moins par semaine, en termes de pollution cela reviendrait à supprimer 6 millions de voitures sur la route. Ça, c’est possible. »explique Jonathan Foer.

A la lecture des ces ouvrages, si vous avez le moral pour les lire, vous partagerez sans doute ma conclusion personnelle vis-à-vis de la viande.